Jean-Yves Fortuny

Jean-YvesFortuny_675x900Je n’écrivais que pour moi. J’avais une histoire en tête depuis de nombreuses années. Pourquoi ? Ça, je l’ignore ; probablement l’interpré- tation de la vie que j’avais élaborée dans mon esprit tout ce temps. J’y pensais de plus en plus ; j’en étais à un tel stade de remise en question dans ma vie, que je ne pouvais trouver que des réponses. Alors j’ai décidé un beau matin, d’écrire cette histoire. Il le fallait ; c’était l’une de ces journées où le renouveau et le « pourquoi pas » sont de mise. J’attendais un client dans le cadre de mon travail ; j’avais un peu plus d’une heure à tuer. Convaincu que ce moment là arriverait tôt ou tard, j’avais été prévoyant et avais acheté quelques cahiers. J’en ai ouvert un et j’ai commencé à écrire maladroitement certes, mais je savais à quelques détails près l’histoire que je voulais raconter. Lorsque mon client est arrivé, je n’y ai même pas fait attention en dépit du bruit de sa voiture garée juste à côté. J’étais tellement plongé dans ce que je faisais qu’il avait du s’y prendre à trois fois pour avoir droit à mon attention. J’ai éprouvé cette même envie le lendemain ainsi que toutes les journées qui ont suivies depuis, à l’exception de « presque » tous les week-ends. Au fil du temps, mes séances d’écriture étaient de plus en plus longues ; j’ai du apprendre à concilier ma vie professionnelle et ce qui est devenu mon passe temps favori. Mais il me fallait ma « dose journalière ». Les éléments de l’histoire arrivaient peu à peu, chacun leur tour et quelquefois en vrac, mais je les tenais.

– « Tu as changé Jean-Yves… »
J’ai remarqué que ces paroles là étaient d’avantage employées pour signifier quelque chose de mauvais que l’inverse. C’est vrai, j’avais changé ; je commençais à avoir des sujets de conversation directement liés à l’histoire que j’écrivais depuis environ six mois à ce moment précis. C’était la deuxième fois qu’un proche me le faisait remarquer. Je sentais bien qu’à leur yeux, je n’avais pas forcement changé dans le bon sens ; comme si une passion vous ôtait irrémédiablement tout sentiments. J’avais choisi de garder ce moment d’évasion rien que pour moi ; je ne voulais pas « être dérangé ». Mais ils se posaient tellement de questions à mon sujet, que j’ai du me résoudre à leur avouer ce que je faisais de mes soirées.

– « Tu écris…toi ?
La première fois que j’ai entendu ça, j’ai simplement répondu « Non, c’est ma main ! » Puis ils m’ont demandé de lire ce que je faisais. Mais tant que je n’avais pas terminé, c’était hors de question. Cela dit, leurs réactions avaient été si enthousiastes, que je me suis peu à peu pris au jeu de cette envie de partager une partie de mon monde et quelque part, de mon âme. Tant qu’à faire, je voulais un résultat aussi parfait que possible. Je me rendais compte que j’avais une longue route devant moi pour prétendre être un auteur à part entière. C’est pour ces raisons qu’il m’a fallu environ trois ans, rien que pour l’écrire. J’ai éprouvé une certaine fierté lorsque j’ai remis la première mouture à mon épouse, puis à d’autres membres de mon entourage.

– « Fais toi éditer, c’est génial ! »
Je ne savais pas trop si je devais franchir le pas. Je me demandais si j’avais envie de partager à ce point. Après quelques temps de réflexion, je prenais une décision. C’est à ce moment là que j’ai découvert le monde de l’édition. J’ai commencé par éditer une nouvelle dont je tairai le titre, car je ne souhaite pas la rééditer. J’avais participé à des salons comme Saint-Louis, Colmar, Revel, Mazamet, etc. Puis m’est venue l’idée de cette « deuxième première histoire ». Il s’agissait du jour où mon âme a parlé…

Le jour où mon âme a parlé

ISBN : 978-1-77076-265-7
Format : 132 pages, 6.0 x 9.0 po., broché,
papier intérieur crème #60, encre intérieur noir et blanc,
couverture extérieure #100 en quatre couleurs

Âgé de soixante-neuf ans, Anselme est un infirmier à la retraite. Comme tout le monde, il a eu son lot d’épreuves et aspire à une fin de vie tranquille aux côtés de son épouse Constance.

Mais cette année s’annonce sous de nouveaux hospices ; ça complote autour de lui et une invitation mystérieuse l’invite à rejoindre Paris en cette période de Noël. Rien ne lui est dit sur le but de ce voyage qui le mènera de découverte en découverte et changera radicalement le reste de sa vie.

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À PROPOS DE L’AUTEUR :

Jean-Yves Fortuny a écrit un roman de genre fantastique qu’il utilise toujours avec parcimonie, mais suffisamment pour susciter la curiosité. L’auteur se considère au début de sa vie littéraire, même s’il a participé à quelques salons pour une nouvelle qu’il ne rééditera pas pour des raisons personnelles. « Le jour où mon âme a parlé » est son tout premier roman publié.

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PRIX : 18.80 $CA

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